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COP 15 - Les enseignants agissent pour un monde durable

Publié 22 décembre 2009 Mis à jour 22 décembre 2009

Alors que des milliers de scientifiques, d’environnementalistes, de journalistes, de décideurs politiques et de dirigeants politiques se préparent en vue de COP 15, la cruciale Conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre, les enseignants et les syndicalistes se mobilisent également pour garantir qu’un nouvel accord fort sera conclu.

L’IE a pris des positions novatrices sur le rôle essentiel du corps enseignant et de ses syndicats dans l’établissement d’économies durables et de communautés florissantes. Au sein de l’IE, nous avons toujours été convaincus que l’éducation peut ouvrir la voie vers une nouvelle société écologique. Nous soutenons fermement le processus alors que des négociateurs internationaux continuent de travailler à un nouvel accord post-Kyoto visant à limiter les gaz à effet de serre et à atténuer les effets désastreux du changement climatique.

Lors d’un récent sommet, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a annoncé à un parterre de plus de cent chefs d’Etat que le changement climatique était le principal problème géopolitique et économique du 21ème siècle. « Le changement climatique réécrit l’équation mondiale entre développement, paix et prospérité. Il augmentera la pression sur l’eau, l’alimentation et les terres… renversera des années d’acquis en matière de développement… accentuera la pauvreté… déstabilisera des Etats fragiles et renversera des gouvernements », a-t-il déclaré.

Résoudre les crises climatologique et économique requiert une coopération sans précédent et une direction énergique de la part des gouvernements du monde, ainsi que le soutien actif de nombreux acteurs sociaux, y compris le mouvement syndical international dont la position unique rend la participation indispensable au combat pour sauver l’environnement.

Déjà fortement engagés, les syndicalistes enseignants feront tout leur possible pour aider à trouver des solutions. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, des chercheurs travaillent sans relâche à trouver de nouvelles façons d’atténuer les émissions de gaz à effet de serre. D’autres enseignants disposent de compétences différentes et travaillent à la pérennité économique et à la relance économique internationale.

Rédiger un programme scolaire écologique, recycler à l’école, partager du matériel d’apprentissage respectueux de l’environnement, planter des jardins communautaires, composter dans la cour de l’école, aider les enfants à mettre en place des projets scientifiques d’économie d’énergie, nettoyer l’habitat local, mettre en place des associations d’initiation à l’environnement, offrir un perfectionnement professionnel qui soit bon pour la population et la planète…

Toutes ces initiatives illustrent clairement ce que tout le monde sait depuis longtemps, à savoir que les peuples ont bien souvent une longueur d’avance sur le monde politique. En matière de changement climatique, les éducateurs publics sont souvent à l’avant-garde, à la fois dans leurs salles de classes et dans leurs syndicats. Grâce à des enseignants dévoués et à des syndicats de l’éducation progressistes, les enfants et les jeunes gens à travers le monde apprennent de nouvelles façons d’envisager leur relation avec la nature et avec les autres.

Mais des actions radicales sont requises, non seulement de la part des individus et des syndicats, mais aussi de la part des gouvernements qui se sont engagés à investir dans des services publics de qualité, y compris l’éducation, la santé et l’eau, en tant que bases pour des économies durables.

L’IE et ses organisations affiliées insistent pour que le changement climatique soit effectivement une question syndicale. Les syndicats de l’éducation commencent à négocier collectivement des mesures visant à réduire l’empreinte écologique de leurs écoles et institutions. Certaines organisations membres recrutent déjà des représentants responsables de l’environnement qui assureront la promotion de politiques et de pratiques ayant un effet positif sur l’environnement.

Il n’est jamais aisé de changer. Mais en ces temps de crises mondiales multiples, il est plus important que jamais que nous travaillions dans un esprit de bonne volonté collective et de solidarité afin d’établir un nouvel accord pour atténuer le changement climatique. Les éducateurs espèrent et sont convaincus que Copenhague 2009 sera un rendez-vous historique.

Par Fred van Leeuwen.

Cet article a été publié dans Mondes de l’Éducation, No 32, décembre 2009.