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Une nouvelle publication de l’UNESCO et d’ONU Femmes vise à éradiquer la violence basée sur le genre en milieu scolaire

Publié 12 décembre 2016 Mis à jour 16 décembre 2016

Dans le cadre de la campagne de cette année « 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre », l’UNESCO et ONU Femmes ont publié un Guide mondial pour lutter contre la violence basée sur le genre en milieu scolaire.

Cet outil a été développé en étroite collaboration avec le Groupe de travail mondial visant à éradiquer la violence basée sur le genre en milieu scolaire (SRGBV) et peut aider tous les acteurs, y compris les éducateurs/trices et leurs syndicats à renforcer leurs efforts pour mettre un terme à cette violence. La violence à l’intérieur et aux alentours des écoles et d’autres établissements d’enseignement est un phénomène mondial, qui touche des millions d’enfants et de jeunes, indépendamment de la culture, de l’économie, des peuples et des pratiques. L’existence de la violence basée sur le genre en milieu scolaire porte atteinte au bien-être des enfants, à leur santé physique et psychologique, ainsi qu’à leur développement affectif et cognitif. Elle constitue donc un obstacle majeur à la capacité des enfants à apprendre et à s’épanouir et elle est associée à des résultats scolaires inférieurs.

La nouvelle publication souligne que l’éradication de la violence basée sur le genre en milieu scolaire est une priorité pour les pays qui souhaitent atteindre les ambitieux objectifs de développement durable relatifs à une éducation inclusive et de qualité pour tou(te)s et à l’égalité des sexes.

La campagne annuelle 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre, qui court du 25 novembre au 10 décembre, a joué un rôle essentiel au cours des vingt-cinq dernières années dans la promotion d’actions visant à éradiquer la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde. La campagne internationale trouve son origine dans le premier institut international pour le leadership des femmes, coordonné par le Center for Women's Global Leadership en 1991.

Les organisations membresde l’Internationale de l’Education (IE) de différentes régions participent également souvent à la campagne des 16 jours. En Argentine, elles ont organisé une réunion syndicale sur les différents types de violence fondée sur le genre, au cours de laquelle les syndicats se sont accordés sur une série d’actions importantes, notamment:

·         l’importance d’utiliser les ressources, les réseaux de soutien et les organisations sociales pour lutter contre la violence domestique;

·         la nécessité d’inclure les problèmes liés à la violence basée sur le genre sur le lieu de travail dans les initiatives syndicales de négociation collective; et

·         la nécessité pour les syndicats de lutter contre la réticence à traiter la violence dans les syndicats de l’éducation, d’intégrer une perspective de genre dans les politiques, les campagnes, les événements et les activités des syndicats, d’organiser des campagnes de sensibilisation et des actions de développement des capacités pour les membres et de développer des outils spécifiques pour traiter les cas de violence basée sur le genre à l’intérieur des syndicats.

Les syndicats de l’éducation prennent des mesures pour éradiquer la violence basée sur le genre en milieu scolaire

L’initiative « Les syndicats de l’éducation prennent des mesures pour éradiquer la violence basée sur le genre en milieu scolaire est mise en œuvre conjointement par l’IE et l ’Initiative des Nations unies pour l’éducation des filles(UNGEI), avec le soutien du gouvernement du Canada (2016-2019).

Cette initiative a pour but de développer les capacités des syndicats et de leurs membres à éradiquer la violence basée sur le genre en milieu scolaire dans leurs cadres respectifs, au niveau national, provincial /de district ou local, selon le cas. L’objectif ultime de l’initiative est d’améliorer la sécurité des enfants, garçons et filles, des jeunes et des enseignant(e)s en milieu scolaire.

Les sept syndicats participant à la première phase de l’initiative sont les suivants: le Basic Education Teachers' Union of Zambia, l’ Ethiopian Teachers' Association, le Kenya National Union of Teachers, la National Professional Teachers' Organisation of South Africa, le South African Democratic Teachers' Union, l’ Uganda National teachers' Union et le Zambia National Union of Teachers.

Les enseignements tirés de la première phase serviront à la conception et à la mise en œuvre de la phase 2, qui se déroulera entre octobre 2017 et avril 2019, lorsque le travail sera reproduit avec cinq syndicats supplémentaires dans trois pays d’Afrique de l’Ouest.