Ei-iE

L’Internationale de l’Education lance un « appel à l’action » pour contrer La violence envers les femmes et les filles

Publié 25 novembre 2016 Mis à jour 25 novembre 2016

Pour marquer la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles, les affiliés de l’IE demandent aux gouvernements de soutenir une nouvelle norme de l’Organisation internationale du Travail sur « la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail ».

Selon les statistiques, à l’échelle mondiale, 35% des femmes ont déjà été victimes de violence physique, et entre 40 et 50% des femmes ont déjà fait l’objet d’avances sexuelles, de contacts physiques non consentis ou d’autres formes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.

Toutes les organisations membres de l’IE ont reçu un « Appel à l’action » leur demandant d’instaurer un dialogue avec les ministères susceptibles de conseiller le gouvernement au sujet de la violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail.

Les écoles, comme d’autres lieux éducationnels, font aussi partie du monde du travail, et l’enjeu des violences basées sur le genre en milieu scolaire (VGMS) est devenue une priorité tant pour les politiques que pour les syndicats de l’éducation.

La VGMS renvoie généralement à des actes ou des menaces de violence sexuelle, physique ou psychologique survenant dans un cadre directement ou indirectement associé aux milieux scolaires ou éducatifs, et résultant des normes de genre et d’une dynamique de pouvoir inéquitable entre les genres.

Cela inclut les actes d’intimidation, le harcèlement sexuel ou verbal, les attouchements sans consentement, le viol ou encore les agressions. Si les garçons comme les filles peuvent être concernés par la VGMS, les filles et les femmes sont plus exposées à ce type de violence.

Exprimé simplement: la violence porte donc atteinte aux volets éducation et santé pour tous du Programme 2030 et nuit à la promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes.

Les victimes et les auteurs de cette violence ne sont pas seulement les étudiant(e)s, mais aussi ceux/celles qui ont une responsabilité envers ces derniers/ières, par exemple les enseignant(e)s et le personnel scolaire. Quel que soit l'endroit où elle s'exerce, la violence fondée sur le genre est susceptible de constituer un frein à l’engagement des personnes qui en sont victimes dans le système économique et dans la société, et peut exercer un impact négatif sur le lieu de travail. Dans le secteur de l’éducation, la violence fondée sur le genre constitue une violation fondamentale des droits humains. Les syndicalistes enseignant(e)s peuvent agir et faire en sorte que les écoles et autres institutions d’enseignement restent des endroits sains et saufs tant pour les étudiant(e)s que pour les travailleurs/euses.

Cliquez ici pour des informations sur comment votre syndicat peut contribuer à la lutte contre la VGMS.

Des informations sur ce que votre syndicat peut faire pour assurer une nouvelle norme contraignante de l’Organisation internationale du Travail (soit une convention accompagnée d’une recommandation) sur «La violence et le harcèlement contre les femmes et les hommes dans le monde du travail» sont disponibles ici.