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La participation et les partenariats sont indispensables pour une mise en œuvre sensible au genre de l’Agenda 2030 pour le développement durable

Publié 18 mars 2016 Mis à jour 5 avril 2016

Le rôle fondamental de la participation des femmes par le biais des syndicats a figuré au cœur des débats de la 60e session de la Commission sur la condition de la femme des Nations Unies, lors d’une table ronde consacrée aux partenariats pour une mise en œuvre sensible au genre de l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Dianne Woloschuk, membre du Bureau exécutif de l’Internationale de l'Education (IE) et Présidente du Comité de la promotion des femmes de l’IE, est intervenue en mettant en lumière le rôle essentiel que les syndicats jouent au sein de la société. Elle a en outre défendu l’implication des syndicats dans tous les partenariats clés visant à soutenir une mise en œuvre sensible au genre du programme des Objectifs de développement durable (ODD).

Animé par Jun Saito (Vice-président de la 60e session de la Commission sur la condition de la femme des Nations Unies-UNCSW60, Japon), ce panel d’expert(e)s a réuni de nombreux intervenant(e)s représentant le gouvernement local et les autorités nationales, mais aussi une banque centrale régionale et une organisation de défense des droits des femmes: S. E. Angela Brown Burke (Maire de Kingston, Jamaïque), Emma Kaliya (Présidente, FEMNET, Malawi), Michaela Bergman (Conseillère principale sur les questions sociales, Banque européenne pour la reconstruction et le développement), Rima Khalaf (Secrétaire exécutive, Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale, Jordan), S. E. Olfa Soukri Cherif (Députée, Tunisie).

A l’occasion de ce débat, Dianne Woloschuk a déclaré:

« Je souhaiterais attirer l’attention sur le rôle déterminant que jouent les syndicats au sein de la société. Au travers de leur action collective et de leur plaidoyer, les syndicats veillent à garantir de meilleurs lieux et conditions de travail, un salaire juste et une protection sociale à leurs membres. Ils promeuvent le bien commun dans l’intérêt de la société tout entière.

Les femmes, en particulier, jouent un rôle essentiel. Par le biais des syndicats, de leurs processus démocratiques et de leur plaidoyer en faveur de l’égalité des genres, les femmes font entendre leur voix, ce qui favorise la diversité, grâce à laquelle il devient possible de comprendre et de faire connaître les expériences des femmes et leur façon d’aller de l’avant.

Les syndicats de l’éducation travaillent sans relâche pour faire avancer la cause de l’égalité des genres dans l’éducation et par l’éducation, et ce, notamment parce que nos membres sont principalement des femmes. Pour nous, la Commission de la condition de la femme représente une plate-forme essentielle qui nous permet de défendre l’égalité des genres, en collaboration avec les organisations de la société civile représentant les droits des femmes, qui sont nos alliés par nature.

Au regard de la mise en œuvre des ODD, il est fondamental que les syndicats soient impliqués et pleinement engagés dans le dialogue politique et dans le processus décisionnel. C’est de cette façon que la voix de millions et de millions de femmes du monde entier pourra être entendue et influencer ces processus.

Les syndicats sont déjà engagés dans des partenariats intersectoriels et collaboratifs avec des organisations de femmes de la société civile. Ces réseaux nous permettent de renforcer les partenariats et les processus collaboratifs, ainsi que les stratégies conduisant à l’organisation d’une action conjointe en faveur de l’égalité des genres.

Les syndicats sont pleinement conscients de l’importance que revêtent les partenariats et la collaboration. Avec nos partenaires, nous avons identifié des objectifs communs, mené des études et approfondi notre analyse en faisant converger nos efforts de recherche dans le but de faire la lumière sur ce que vivent les femmes au quotidien. Nous nous sommes unis autour d’une même stratégie d’action.

Pour conclure, nous appelons les syndicats à poursuivre pleinement leur engagement et leur implication dans les partenariats et les processus collaboratifs. »

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