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Une femme sur trois est victime de violences

Publié 11 mars 2014 Mis à jour 12 mars 2014

33% des femmes vivant au sein de l’Union européenne sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans, et 1 femme sur 20 a déjà été violée depuis l’âge de 15 ans. Ces chiffres nous sont révélés par une enquête européenne sur la violence à l’égard des femmes publiée par l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA) mercredi dernier.

Cette enquête indique une fréquence élevée de violences physiques, sexuelles et psychologiques infligées aux femmes au sein de l’Union européenne.

Souvent, la violence à l’égard des femmes semble avoir lieu au sein même du foyer de ces dernières et prend alors la forme de violence domestique. Parmi les femmes ayant affirmé avoir (ou avoir eu) un partenaire, 22% ont déjà subi des violences physiques et/ou sexuelles perpétrées par leur partenaire depuis l’âge de 15 ans. La violence physique envers les femmes inclue le fait de se faire pousser, gifler et tirer les cheveux, ainsi que de recevoir des coups de pieds ou des coups de poings. La majeure partie de ces femmes ne porte pas plainte auprès de la police ou de toute autre organisation pour les violences subies.

Le harcèlement sexuel, quant à lui, est encore plus répandu selon l’enquête. En effet, 55% des femmes interrogées ont déjà fait l’objet de touchers, accolades ou baisers indésirables depuis l’âge de 15 ans.

Certaines femmes subissent des violences physiques depuis leur enfance : 12 % des femmes indiquent avoir subi une forme d’abus ou de violence sexuelle perpétré par un adulte avant l’âge de 15 ans, ce qui correspondrait à 21 millions de femmes dans l’UE.

Au total, près de 42 000 femmes âgées entre 18 et 74 ans ont été interrogées dans le cadre de cette étude. Toutes les participantes ont été sélectionnées au hasard et ont reçu une visite à leur domicile pour une entrevue en face-à-face. Ces femmes ont été interrogées sur leurs expériences de violences physiques, sexuelles ou psychologiques, perpétrées par un(e) partenaire intime (« violence domestique »). Les questions ont également porté sur leurs expériences de violences dans l’enfance, sur le harcèlement sexuel, la traque furtive ainsi que le harcèlement en ligne.

La FRA propose une série d’actions visant à améliorer la situation des femmes. Les institutions européennes et nationales se doivent de revoir les mesures nécessaires à la lutte contre toute forme de violence à l’égard des femmes. Les organisations d’employeurs et les syndicats devraient continuer à favoriser la sensibilisation du public au harcèlement sexuel et encourager les femmes à dénoncer les maltraitances. Il convient, par ailleurs, de former adéquatement les professionnels travaillant avec les victimes de violence et de leur fournir les ressources nécessaires. Enfin, il faudrait multiplier les campagnes de sensibilisation afin d’améliorer les connaissances des femmes et des hommes en matière de violence à l’égard des femmes.

Le rapport de l’enquête est disponible sur le site web de la FRA et ses principaux résultats ont été traduits en 22 langues.

Lien : http://fra.europa.eu/fr/publication/2014/violence-femmes-enquete-ue-resultats-en-bref