Ei-iE

IE: l'éducation n'est pas une marchandise

Publié 5 mai 2015 Mis à jour 6 mai 2015

Selon certains rapports, l'Australie, la Colombie, la Norvège et la Nouvelle-Zélande souhaiteraient que l'éducation fasse partie du champ d'application de l'Accord sur le commerce des services – une proposition qui suscite de vives inquiétudes.

L'Internationale de l'Education (IE) se joint à l'appel lancé par ses affiliés d'Australie, de Colombie, de Norvège et de Nouvelle-Zélande à leurs gouvernements, afin que ces derniers ne soutiennent plus cette proposition dans le cadre des négociations. Au contraire, ces gouvernements devraient suivre l'exemple de la Corée, du Japon, du Mexique, de la Suisse ou encore de Taïwan, autant de pays qui se sont opposés à l'inclusion de l'éducation dans le cadre de l'Accord sur le commerce des services (ACS).

L'IE tient à réaffirmer son opposition de longue date aux accords commerciaux qui visent à libéraliser l'éducation, dans le but ultime de commercialiser et de privatiser ce secteur.

En effet, la libéralisation de l'éducation et la simplification de l'accès au marché de l'éducation privée – résultant de l'intégration de l'éducation à l'ACS – risquent de nuire à l'enseignement public.

En outre, la restriction de la capacité des gouvernements à réglementer l'offre de services d'éducation dans l'intérêt national vient directement menacer l'éducation publique de qualité pour tous, et pourrait mettre à mal les conditions d'apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignant(e)s, des universitaires et autres travailleurs/euses de l'éducation. De surcroît, cette restriction constitue une atteinte directe aux processus démocratiques et à la gouvernance publique de l'éducation.

Le manque de transparence qui entoure les négociations sur l'ACS, ainsi que la non-divulgation des détails définitifs de l'accord pendant les cinq années suivant sa signature, sont vivement réprouvés.

L'IE appelle l'ensemble des gouvernements à exclure l'éducation de tout accord commercial.