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Pearson pris à espionner les étudiant(e)s

Publié 24 mars 2015 Mis à jour 25 mars 2015

L'American Federation of Teachers a été effarée d'apprendre que la plus grande entreprise internationale spécialisée dans l'éducation a entrepris une nouvelle activité, passant de la gestion de tests à la surveillance en ligne pour contrôler l'activité des étudiant(e)s américain(e)s sur les médias sociaux afin de débusquer les tricheurs/euses.

Par l'intermédiaire d'un sous-traitant, Pearson, le géant de l'édition dans le domaine de l'éducation, espionne les messages en ligne des étudiant(e)s. La nouvelle s'est répandue suite à une fuite d'informations dans un courriel envoyé à un fonctionnaire de l'éducation dans le New Jersey révélant que le tweet d'un étudiant plusieurs heures après un test avait été signalé comme étant une violation de première importance. Il a ensuite été découvert que le service de l'éducation de l'état avait demandé à l'école de réprimander l'étudiant.

La divulgation d'espionnage ciblant des étudiants soulève de nombreuses interrogations concernant des questions de protection de la vie privée et le fait qu'une multinationale dépasse les limites.

« Ce n'est pas la première fois que Pearson est surpris en train de faire preuve de peu de scrupules », a indiqué Randi Weingarten, la Présidente de l' American Federation of Teachers(AFT), dans une déclaration. Elle a évoqué d'autres cas, notamment lorsque l'entreprise a empêché les enseignant(e)s de s'exprimer après avoir surveillé ses examens, et quand il a été révélé qu'elle profitait du système scolaire public pour augmenter ses profits.

« A présent, nous apprenons que l'entreprise espionne les étudiants, et plusieurs d'entre eux sont mineurs. Protéger la propriété intellectuelle est une chose, mais cette affaire soulève beaucoup trop de questions », a expliqué Weingarten.

D'après des rapports d'information, l'espionnage ne se limite pas à l'état du New Jersey. D'autres zones scolaires aux Etats-Unis ont également engagé des entreprises privées pour contrôler les activités en ligne sur des sites tels que Twitter, Facebook, Vine et Instagram, entre autres. Elles justifient ces mesures comme étant un moyen d'éliminer la tricherie au travers du partage des questions d'examen.

Cependant, d'autres états américains s'efforcent de supprimer cette pratique avant qu'elle ne s'incruste dans leurs districts en adoptant des lois qui interdisent l'espionnage.

Pour se joindre à l'AFT dans sa condamnation des tactiques d'espionnage de Pearson, cliquez ici pour agir.